La retenue de garantie protège le maître d'ouvrage jusqu'à la levée des réserves, mais pour l'entreprise c'est de la trésorerie qui dort, parfois financée à crédit. Indiquez le montant de votre marché, le taux de retenue, la durée des travaux, celle de la période de garantie et le retard éventuel de levée : le calculateur affiche la somme immobilisée, son coût financier du premier acompte à la libération, le surcoût de chaque jour de retard et, pour décider, le prix indicatif d'une caution qui remplacerait la retenue sur la même durée.
La retenue de garantie est une fraction du montant du marché, prélevée sur chaque situation de travaux puis conservée par le maître d'ouvrage après la réception pour garantir la reprise des réserves. Le calculateur commence donc par multiplier le montant hors taxes par le taux de retenue pour obtenir la somme immobilisée à la réception. Cette somme ne coûte rien en apparence, mais une entreprise qui finance son activité par un découvert, un crédit de trésorerie ou de l'affacturage paie des intérêts sur l'argent qui lui manque. Nous appliquons votre coût annuel de trésorerie en trois temps : pendant les travaux, sur la moitié de la somme finale puisque la retenue grossit à chaque situation ; pendant la période de garantie, sur la totalité, au prorata des mois ; puis pendant le retard de levée, au prorata des jours sur une année de 365 jours. La somme des trois donne le coût total de l'immobilisation, et le coût d'un jour de retard supplémentaire aide à mesurer ce que rapporte chaque relance. La caution de substitution, elle, est supposée couvrir le montant garanti en totalité dès le début des travaux, ce qui correspond à la pratique la plus courante.
Le résultat mesure un coût financier, pas un coût complet. Il ignore le temps passé à relancer, les déplacements pour reprendre les réserves et le risque qu'une retenue mal suivie soit tout simplement oubliée par l'entreprise, ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit sur les petits lots. Le taux de retenue, la durée de garantie et les conditions de libération dépendent de votre marché et des textes applicables : les valeurs proposées sont des ordres de grandeur à vérifier avant toute décision. La constitution progressive de la retenue est approchée par une moyenne : si vos situations sont très irrégulières, le coût pendant les travaux s'en écarte un peu. La caution de substitution comporte souvent des frais de dossier fixes et suppose l'accord de l'établissement financier : son coût réel peut donc dépasser la commission annuelle affichée. Enfin, une retenue non libérée à l'échéance peut ouvrir droit à des intérêts, que l'outil ne calcule pas.
La retenue ne se libère pas parce que les reprises sont faites, mais parce qu'elles sont prouvées et acceptées. Une levée validée sur place, photo et signature à l'appui, raccourcit directement le retard que vous venez de chiffrer.
ReserveBTP enregistre chaque levée avec photo et signature sur place, pour que la retenue de garantie ne traîne pas faute de preuve.
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